Autres appellations
Église catholique traditionnelle, succession d’Utrecht, église vieille catholique
Fondateur(s)
Gilles Tremblay
Groupe d’inspiration
Groupe d’inspiration
chrétienne (protestantisme),
Vieux-catholiques
Objectifs
Cette Église se définit avant tout comme une école de sainteté et de spiritualité.
On peut se présenter à l’Église catholique traditionnelle, succession d’Utrecht,
pour les raisons suivantes :
- être incardiné à l’Église catholique traditionnelle, succession d’Utrecht, et se
rattacher à la véritable Église par-delà l’Église catholique romaine;
- recevoir ainsi la plénitude des ordres sacrés et des dons de l’Esprit Saint;
- avoir un apostolat qui soit entérinée par l’ensemble du collège des évêques qui
ont accepté de procéder à la consécration de l’évêque de cette communauté.
Le but que se propose cette Église est de faire participer à une structure d’administration
spirituelle et de permettre à ceux qui en font partie d’accéder aux dons du Seigneur.
Présence
Québec
Nombre approximatif de membres
Inconnu
Brèves informations
L’Église vieille-catholique revendique une catholicité à laquelle aurait failli
l’Église catholique romaine. Elle réunit des dissidents qui ont pris le nom de Vieux-Catholiques
au lendemain du 1er Concile de Vatican (1870), comme pour sceller leur désaccord.
Elle se réclame entre autres d’une décision des chanoines du Chapitre d’Utrecht
(Hollande) qui, en 1723, contre l’avis de Rome, élirent comme archevêque Mgr Steenoven.
Celui-ci fut consacré l’année suivante par Mgr Varlet, un évêque déjà suspendu de
sa fonction pour cause de jansénisme. Le nouvel archevêque fut aussitôt excommunié
par Rome. En 1889, la Déclaration d’Utrecht ira dans le même sens en prenant position
contre l’infaillibilité pontificale définie en 1870 par le concile de Vatican I.
L’Église catholique traditionnelle, succession d’Utrecht, se situe dans cette lignée
et revendique une même position d’autonomie en s’opposant à son tour aux décisions
du concile de Vatican II. La Communauté Charismatique et Christique, l’Église catholique
gallicane du Canada, l’Église catholique traditionnelle, succession d’Utrecht, sont
des Églises d’inspiration comparable.
Après diverses expériences de vie religieuse dans des communautés catholiques romaines
(en particulier comme novice chez les Pères Franciscains, et membre régulier de
l’institut Séculier Pie X), Gilles Tremblay a été ordonné prêtre le 8 septembre
1988 au sein de la Communauté Charismatique et Christique (de foi et de rite catholique)
du Canada, puis le 4 juin 1989, il était consacré évêque du diocèse de Québec. De
1989 à 2000, la Communauté charismatique et christique a connu divers problèmes
financiers et a eu maille à partir avec les autorités religieuses en place. En 2000,
elle est devenue l’Église catholique gallicane du Canada. En 2006, après une période
de stagnation, des membres de cette Église décident de former une autre église,
l’Église orthodoxe occidentale du Canada. Ce qu’il reste de l’Église catholique
gallicane devient alors l’Église catholique traditionnelle, succession d’Utrecht,
et poursuit ainsi plus concrètement et plus explicitement ses objectifs religieux
et spirituels.
Croyances et pratiques :
- Cette Église (comme celles qui lui sont apparentées) cherchent à revenir à l’essentiel,
par-delà les ajouts des conciles, en particulier ceux de Vatican I et II. Elle s’oppose
en particulier à l’infaillibilité pontificale, à l’Immaculée-Conception de la Vierge
Marie.
- L’Église catholique traditionnelle, succession d’Utrecht, reconnaît les sept sacrements,
mais considère que le baptême et l’eucharistie sont des sacrements majeurs. Elle
admet le mariage des prêtres, accepte la dissolution du mariage. Elle justifie sa
position en disant que le lien sacré unissant les époux est celui de l’amour mutuel,
et non le lien indissoluble du sacrement du mariage. Elle en conclut que si le lien
d’amour vient à se briser, le mariage peut être dissout.
Site(s) Web
http://eglisecatholiquetraditionnellesuccessiondutrecht.org/